Au plaisir de suivre l’idée de Sophie BOUDAREL généalogiste, celle de février est « Le document du mois ». Vous pouvez lire l’article  sur la gazette des ancêtres ici. 
 
Le document que je choisi est celui intitulé: Le centenaire de Mellier.

 
 
 
 
 
La scène est celle-ci, une boite en carton remplie de photos dont vous ne savez pas par quel bout les prendre. Et tout à coup en voilà une qui saute dans votre main et s’agite comme si elle voulait vous signifier quelque chose. Cette photo certains d’entre vous la connaisse car elle a été choisie comme exemple dans le journal de recherches 2014 que je vous ai présenté en janvier.  
 
Lorsque je l’ai placée dans mon journal de recherches j’ai noté : Qui donc sont ces gens ? L’image est annotée : Le centenaire de Mellier. Pas de date, pas de référence du journal. Peut-être l’avenir du Luxembourg?  C’était un aide-mémoire pour le jour où j’aurais le temps de reprendre des recherches sur des collatéraux. Je savais, juste une chose, Mellier est un petit village des Ardennes, berceau de ma famille.
 
C’était sans compter sur l’assistance de ma nièce Mélody qui a eu l’idée de la publier sur le groupe Généalogie des Ardennes. Une mention écrite de la main de ma mère au dos de la photo est celle-ci :
Le centenaire de Mellier
 
Mais qui est ce centenaire ?  Nous n’avions indication et pourtant nous l’avons retrouvé !
Lorsque j’ai commencé la généalogique, je n’avais presque exclusivement que des photos. Et pourtant, animée d’une envie de comprendre qui étaient ces personnages, j’ai fait un vrai travail de fin limier. Une loupe à la main, j’ai détecté le moindre indice susceptible de me mettre sur une piste. Alors, pour cette photo j’ai repris ma loupe et voici comment j’ai procédé. Bien qu’à vrai dire, j’utilise des méthodes plus modernes,  comme elle est numérisée sur l’ordi, j’ai fait rouler la souris pour agrandir l’image et visualisé les éléments marquant de la photo. Voici comment je procède :

Analyse de la scène :

Le décor :

La scène se passe à l’extérieur, devant une maison comportant des escaliers. Le fond du décor est composé de 4 sapins garnis de fleurs ressemblant à des dahlias. Un fauteuil et une chaise sont posés devant le bâtiment. une étoffe bicolore sert de dais pour le personnage mis à l’honneur. Il pourrait s’agir des couleurs blanche et bleu ciel du Luxembourg. La route est pavée en opus incertum.

Les personnages :

Un monsieur très âgé est assis dans un fauteuil Voltaire d’une bonne facture tenant un énorme bouquet de fleurs du jardin entre ces deux mains décharnées. Son visage émacié dont les orbites sont creusées, signe de son très grand âge. Il a été rasé de près pour le grand jour.  Il porte la classique casquette que la plupart des anciens ont portée jusque dans les années mille neuf cent soixante. Ces chaussures sont étranges, on ne parvient pas à deviner si elles ont été resserrées à la cheville par de la ficelle ou des liens de laine. Elles semblent  être en cuir lacées. L’ourlet du bas de son pantalon a été fait par une habituée de la couture, le bord est large et régulier. La veste qu’il porte est un peu trop grande pour lui et la casquette à l’air neuve. Il semble avoir été soigné aux petits oignons.
 
Une dame est assise à ces côtés probablement habillée de noir comme beaucoup de femmes de l’époque. Pour l’occasion, elle a sorti son chemisier de satin et son chapeau cloche qui semble un peu usé. Sous son bras, une étole claire, est-ce pour elle ou pour le papy ? Elle a gardé les chaussures en cuir noir de tous les jours. Elles ont déjà bien servi, les marques des pliures indiquent un usage important. Par contre elles ont été cirées pour ce grand jour, car elles brillent sur la photo.
Lorsqu’on les a assis, le soleil était luisant et les éblouissaient, ils font la grimace, les paupières mi- fermées protègent de la forte clarté. Les deux personnages en haut de l’escalier abritent leurs yeux  du plein soleil. 
De cette dame on peut dire aussi à la lecture de son visage qu’elle a plus de cinquante ans, car le poids des années a fait descendre les joues vers le menton et dessiné une petite rondeur propre aux années qui passent. Ces mains sont épaisses, on pourrait même croire qu’elle souffre de ne pouvoir les fermer. Comme elle est assise à côté de l’ancien on peut penser qu’il s’agit de sa fille. 
 
Un homme aux cheveux blancs, les mains sur les hanches, observe la scène avec inquiétude. Il porte son costume du dimanche, mais sans doute avait-il trop chaud car il a tombé la veste. Il est soucieux du confort du grand-père, craint-il qu’il ne tombe ? 
 
L’homme en uniformequi observe la scène est très important aussi et c’est lui qui me guidera dans cette recherche.
 
Les personnages secondaires à ne pas négliger. Ils portent des accessoires de mode permettant de situer une époque. 
 
L’homme au canotier(fin XIXème, début XXème) Connu pour le célèbre tableau D’Auguste Renoir Le déjeuner des canotiers.
 
 L’homme au chapeau feutre Trilby ou un Borsalino. (Début XXème mais essentiellement connu en Belgique après avoir reçu une médaille en 1910.) Connu surtout après 1930 comme étant le chapeau des gangsters, porté par Humphrey Bogart.
Nous voilà arrivé ici au terme de la collecte principale d’indices. A bientôt pour la suite …

 

Une mine d’informations…

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