Première énigme, Une fille-mère

2015: Ce récit reporte des conversations entre ma nièce et moi-même au sujet de la découverte d’un grand secret de famille. Ceux-ci ont une particularité, ce sont des bombes à retardement, ils sont cachés pendant une ou deux générations et soudain vous explosent au visage par hasard. Le plus surprenant dans tout cela est la réaction de ma tante : Mais tu le savais !

Brigitte : Dans le premier article A comme Aventure, Melody vous parlait de notre collaboration débutante et de nos méthodes de travail très différentes. A l’époque, je n’avais pas encore abordé le côté maternel par contre, elle avait toute une série d’actes que je me suis empressé de lire dès qu’elle me les a envoyés. A la lecture, d’un de ces actes, j’ai eu une énorme surprise, j’avais sous les yeux la réalité d’une hypothèse que je soupçonnais depuis longtemps, mais que je n’avais pas encore trouvée et certainement pas dans cette branche-là. Un enfant sans père ! Je laisse la parole à Melody.

Notre première grosse énigme a été : 

Qui sont les parents d’Emile NICOLAS ?
Ton arrière-grand-père et donc mon AAGP, nous avons échangé au téléphone et la conclusion était qu’il fallait interroger les vivants, soit les petits enfants. Dans la famille, la seule réponse était « On n’en sait rien » !

Ce n’est pas faute d’avoir posé et reposé la question sait-on jamais, la réponse pouvait changer, je n’aime pas ne pas avoir de réponses à mes questions ! J’ai donc cherché sa naissance partout et comme la ténacité paie toujours, j’ai trouvé l’acte ! Enfin, dans un premier temps, son acte de mariage sur lequel je trouve les informations nécessaires pour trouver sa naissance ! Et voilà ce que je découvre :

C’est sa grand-mère qui a déclaré sa naissance, voilà pourquoi je ne l’avais pas vu du premier coup, Emile est né d’une fille-mère, je ne trouvais pas ses parents, parce qu’il n’avait qu’une maman! Ça y est, l’énigme est résolue, enfin !

Brigitte : Résolue ? En fait, je suis stupéfaite d’avoir ignoré ceci pendant toute ma vie ! Étant l’aînée des arrière-petits-enfants et née 5 ans après la naissance de ma plus jeune tante (décédée à l’âge de huit jours) je me trouve à un place charnière entre deux générations. A tel point que l’on me prend généralement pour la fille de mes grands-parents. Je croyais connaître l’histoire familiale.

Je suis pas sûre d’ailleurs de m’être remise de cette nouvelle ! Et c’est donc une porte qui s’est ouverte sur un vide immense que Melody a découvert à force de recherches. J’en suis complètement retournée. Pourquoi avoir occulté tout ceci ?
La honte, l’époque, le fardeau sur les épaules de toute une famille et la tâche qu’elle fait porter aux générations qui suivent. Mon arrière grand-mère c’est occupée de moi et ayant connu l’épouse d’Emile, ces faits ne sont donc pas si éloignés, même si l’époque a changé et que ma fille porte des mini-jupes, mon arrière-grand-mère portait des longues robes noires en satin qui lui arrivait aux chevilles.

NICOLAS Émile Naissance 1877 Mellier, Luxembourg, B

Melody : Quelques semaines plus tard, ma grand-tante me rend visite, elle est une des petites filles d’Emile. Je lui annonce que j’ai enfin compris pourquoi on ne trouvait pas ses parents puisqu’il n’y avait pas de père et qu’il n’y avait que la mère d’inscrite sur l’acte. Elle me répond « Et bien oui, on le savait, mais elle n’a jamais voulu dire qui était le père ».

Pourquoi, ne nous a-t-on jamais dit ce petit détail de taille ! C’était légitime. Mais à l’époque, les ragots remplaçaient la télé, la famille avait sans doute connaissance du nom du père de cet enfant, malheureusement on ne le saura jamais sauf si un journal intime traîne dans le grenier familial. Grenier qui me fait rêver, j’y suis déjà montée quand j’étais petite, les souvenirs sont vagues dans ma tête mais ils ne sont pas effacés, un vrai grenier de grand-mère avec de vieux meubles et des caisses partout. Soixante ans de vie dans cette maison et d’histoires familiales y sont entassés. 

Brigitte : Et moi, j’ai continué à gamberger, a calculer l’âge de Catherine à la naissance du petit Émile, elle avait 19 ans. Elle a pu refaire sa vie, mais en fait je n’en sais rien ! Émile a peut-être des demi-frères et sœurs, un beau-père ! S’entendait-il avec lui ou a-t-il quitté le nouveau foyer de sa mère. Et pourquoi n’ai-je jamais entendu parler de ces gens qui ne sont pas éloignés finalement ? Nous nous sommes mises en quête de retracer la vie d’Emile. Ces liens avec les DULIEU dont j’avais raconté nos démêlées dans D comme DULLIEU dans le Challenge AZ 2014.

Melody : Tu sais finalement, Catherine c’est remariée à l’âge de 27 ans avec Théodor  MICHEL, ils auraient eu deux enfants et seraient morts de la grippe du côté de METZ, tous en même temps ! Et elle aussi probablement d’après ma tante.

Brigitte ; Tu as les actes ?

Melody : Juste l’acte de mariage de Catherine et Theodor. Pas les enfants.

Brigitte : Bon, nous chercherons une autre fois, la suite de cette histoire incroyable. Ce sont tout de même nos petits cousins. Quelles surprises nous amènent ces recherches !


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